1, 2 ou 3 jours selon la problématique familiale en présentiel chez nous en Rhône Alpes ou l’Hérault
"Nous étions dans une impasse totale avec notre fils adolescent et l'équipe éducative de son foyer. Le dialogue était rompu, remplacé par des rapports de force et des silences pesants. La médiation restaurative à plusieurs a tout changé. Pour la première fois, nous ne nous sommes pas réunis pour juger ou punir, mais pour comprendre l'impact de nos actes les uns sur les autres. J'ai pu exprimer ma souffrance de père sans être pointé du doigt, et mon fils a enfin pu mettre des mots sur sa colère. En sortant de ce cercle, nous n'avions pas seulement un accord sur papier : nous avions retrouvé le respect mutuel. C'est un nouveau souffle pour notre famille."
Marc, 48 ans
La médiation pluripersonnelle permet d’intégrer la systémie du groupe en considérant l’individu non pas comme un élément isolé, mais comme la pièce d’un engrenage complexe. En institution comme en famille, un conflit implique rarement deux personnes de manière étanche ; il se propage, crée des alliances invisibles et impacte tout un entourage. En ignorant ces répercussions collatérales, on s’expose à des résolutions de surface qui ne tiennent pas dans le temps.
L’approche restaurative invite donc le collectif autour de la table. En impliquant les frères et sœurs, les éducateurs ou les membres d’une équipe directionnelle, on assure la pérennité des solutions trouvées. Cette mise en lumière des interactions permet de briser les non-dits et de transformer une crise individuelle en un moteur de changement pour le groupe entier. Le processus ne cherche pas seulement à éteindre un incendie, mais à fertiliser le terrain pour que la confiance renaisse. C’est en soignant le système dans sa globalité que l’on restaure durablement la paix sociale et l’équilibre institutionnel
Restaurer le dialogue constructif : Permettre à chacun d’exprimer son ressenti sans crainte de jugement.
Responsabiliser les acteurs : Favoriser la prise de conscience des conséquences de ses actes sur le groupe.
Identifier les besoins fondamentaux : Dépasser les positions défensives pour comprendre les attentes de chacun.
Co-construire un plan d’action : Établir des engagements concrets et partagés pour l’avenir.
Prévenir la récidive : Mettre en place des outils de régulation internes pour gérer les futurs désaccords.
Famille et institution
Avoir l’intention de faire évoluer les tensions et le conflits.
Le processus restauratif ne cherche pas à juger, mais à comprendre l’impact d’une situation sur l’ensemble du groupe pour reconstruire un équilibre.
Avant de réunir le collectif, le médiateur rencontre chaque personne séparément. L’objectif est de libérer la parole en toute confidentialité, d’identifier les besoins profonds et de s’assurer que chacun est prêt à écouter l’autre sans agressivité.
La rencontre collective débute par la définition d’un cadre sécurisant (respect, écoute, non-jugement). Le médiateur facilite la prise de parole à l’aide de questions ouvertes :
Que s’est-il passé ? (Les faits)
À quoi avez-vous pensé à ce moment-là ? (Le ressenti)
Quel a été l’impact pour vous et pour les autres ? (Les conséquences)
Une fois que l’impact est compris par tous, le groupe bascule vers la recherche de solutions. Contrairement à une sanction imposée, les participants co-élaborent des engagements concrets pour réparer le lien et éviter que la situation ne se reproduise.
Un accord écrit est souvent formalisé. Une séance de suivi est programmée quelques semaines plus tard pour évaluer la mise en œuvre des engagements et s’assurer que l’apaisement est réel et durable.
Elle transforme le conflit en un acte de responsabilité. En institution, elle évite l’exclusion ; en famille, elle rétablit la place de chacun.